Frederic Montagnon, créateur OverBlog veut sauver la pub sur Internet

Publié le par Ludicweb

Frederic Montagnon, créateur OverBlog veut sauver la pub sur Internet

Vous trouverez ci-dessous un article très intéressant paru sur Challenges.fr
Il faut savoir que la pub est sur internet (même si elle est des fois un peu trop envahissante) le garant de la gratuité de pas mal de sites et blogs que vous lisez certainement tous les jours.
Hors il faut savoir que ce modèle économique est actuellement menacé par des logiciels comme Adblock qui bloquent l'affichage des publicités et donc font au final fuir les annonceurs et donc les "financeurs" en quelques sorte de vos sites préférés.
Et c'est là que Fréderic Montagnon interveint, en effet il vient de mettre au point une astuce permettant de contourner les logiciels anti-pub..... je vous laisse lire la suite:

"La pub, c'est mieux que les impôts : on paye en fonction de sa consommation, pas en fonction de ses revenus." Fervent défenseur du modèle publicitaire, Frédéric Montagnon, créateur de la société Secret Media et de la plateforme Overblog, vient de développer un système anti Adblock Plus. Ce bloqueur d'annonces, utilisé par près de 150 millions d'internautes, garantit une navigation sans bannières ou vidéos intrusives... mais empêche les médias de monétiser leurs pages web en les privant de recettes publicitaires.

Un important manque à gagner pour les sites d'information, selon ce Frenchy expatrié à New York: "Aujourd'hui, en Europe et en Amérique du Nord, environ 20% des internautes utilisent un bloqueur. Quand les annonceurs s'aperçoivent qu'il y a un écart entre la promesse de visibilité et la réalité, ils achètent moins d'espaces publicitaires pour leur prochaine campagne. Résultat: les recettes des médias fléchissent."

Pour inverser la courbe, ce Français de 38 ans a mis au point un système capable de crypter l'adresse web des publicités. En clair, les annonces passent sous le radar d'Adblock et s'affichent normalement sur l'écran des internautes. "Aujourd'hui, on a accès de manière égalitaire à des services en libre accès qu'on soit pauvre ou riche", plaide-t-il. "Mais à un moment, il faut qu'il y ait de l'argent qui rentre dans les caisses. Une garantie précisément offerte par le système publicitaire."

Une ascension fulgurante

Dans les jours qui ont suivi le lancement officiel de cet outil, en septembre, Frédéric Montagnon a reçu des dizaines de sollicitations de médias français, qui craignent une amplification du phénomène Adblock. La plupart d'entre eux préfèrent rester anonymes, pour ne pas écorner leur image : "Une campagne anti-Adblock serait malheureusement jugée liberticide par les internautes", déplore Frédéric Montagnon

Emmanuel Alix, directeur marketing de lequipe.fr, n'a cure d'hypothétiques retombées négatives et mouille le maillot: "98% de notre site est financé par la pub. Sans cette source de revenus, je ne vois pas comment continuer à proposer un service gratuit. Les internautes doivent être conscients de cette réalité." Pour lutter contre les adblockers, lequipe.fr leur interdit l'accès à ses contenus vidéos et affiche ce "message pédagogique".

Peine perdue : selon une étude parue cet été, les camp des internautes anti-pub aurait vu le nombre de ses membres passer de 54 à 121 millions, entre janvier 2013 et début 2014. Soit une augmentation de 117% en un an. Plus les profils sont jeunes et connectés, plus ce pourcentage s'accroît. Sur certains sites spécialisés dans les secteurs high tech et jeux vidéo, un visiteur sur deux utiliserait Adblock Plus.

Pour le créateur de Secret Media, la montée en puissance du logiciel coïncide avec l'arrivée de Google Chrome sur le marché, en juin 2012: "Ce navigateur a considérablement facilité l'installation des plug-in, ces extensions installées dans le moteur de recherche, utilisées entre autres pour surfer tranquillement. Du coup, le recours aux «bloqueurs» par les internautes a explosé."

Entente entre AdBlock et Google

Fin 2014, la moitié des ad-blockers surfe avec Chrome, qui affiche pourtant des pubs. Frédéric Montagnon dénonce une entente entre Google et les créateurs du logiciel: "Moyennant un petit chèque, Google devient de facto la seule société à pouvoir donner de la visibilité aux annonceurs." Et d'ajouter: "Cette collaboration repose sur une hypocrisie à la limite de la tromperie: les pubs affichées par le moteur de recherche doivent rester textuelles. Mais la réalité, c'est que ce genre d'annonce est plus intrusif qu'une vidéo: de nombreux internautes confondent encore ces liens commerciaux avec les entrées normales et tombent dans le panneau."

Arthur Millet, directeur Amaury médias digital, trouve pourtant des vertus aux bloqueurs: "Aujourd'hui, les sites ressemblent à des sapins de Noël : il y a trop de pub. Adblock Plus empêche une déflation du prix des annonces en limitant leur nombre." Un point de vue valide tant que le nombre des ad-blockers reste infime. S'ils deviennent majoritaires, les annonceurs pourraient bien déserter le web.

"Pour l'instant, le monde applicatif des portables n'est pas encore vraiment touché par Adblock Plus", relativise Emmanuel Alix. Mais ça ne saurait tarder: une version Android du bloqueur est sortie en juin. Pour les annonceurs et les médias, il s'agit de continuer à toucher des millions d'internautes convertis au surf sur smartphone. La guerre entre pro et anti-pub ne fait que commencer.

Challenges.fr

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